Lors de la conférence de Presse pré-Conseil européen à Bruxelles, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a exprimé ses craintes concernant la diminution des moyens dans certains domaines, entre autres, le budget du programme Erasmus.
C’est vrai, nous acceptons [...] que les augmentations proposées ne sont pas négligeables. Mais, elles ne sont pas suffisantes pour injecter les ressources indispensables pour atteindre les objectifs que nous, Européens dans son ensemble, nous nous sommes fixés. Les ambitions, les projets que le Conseil européen a lui-même fixé, ne seront pas atteints avec ce niveau d’investissement dans le chapitre qui tient à la compétitivité, à l’agenda de Lisbonne. Les 3% de PNB pour la recherche, les 3 millions d’étudiants Erasmus ou encore les 30 projets prioritaires dans le domaine des transports seront en danger avec ce niveau d’investissement. Si les chiffres à présent sur la table [...] étaient retenus, la Commission devra faire des choix extrêmement difficiles. Si elle doit le faire, elle le fera dans l’esprit des priorités qui doivent être les nôtres pour l’avenir mais nous serons tenus d’expliquer exactement aux Européens les choix que nous devrons faire et quels seront les domaines sacrifiés.
Voilà qui n'est pas de bonne augure pour :
- les possibilités offertes aux étudiants des dix pays adhérents (Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République Tchèque, Slovaquie et Slovénie) et les trois pays candidats (Roumanie, Bulgarie et Turquie) ;
- les bourses des étudiants candidats au départ, déjà très faibles dans de nombreux pays (en France elle est en moyenne de 100€/mois, c'est à dire cinq fois moins qu'en république Tchèque, trois fois moins qu'au Luxembourg)
Il faudra cependant attendre que le budget soit voté pour se faire une idée pus précise.
source : Conférence de presse pré Conseil européen, Bruxelles, 15 juin 2005