Etudiants-Erasmus.com

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vendredi 28 juillet 2006

Étranger un jour, étranger toujours ?

Étranger un jour, étranger toujours ?[1] est le titre d'une réunion qui réuniera à Bonn en Allemagne les 28 et 29 novembre prochains les deux organismes qui s'occupent de la mobilité universitaire en Allemagne : le DAAD et le PAD[2]. L'objectif de cette rencontre est de faire le lien entre un séjour à l'étranger pendant la scolarité et la carrière professionnelle des anciens étudiants ayant participé à ces échanges internationaux. Pour cela le DAAD a eu une idée amusante puisqu'il a décidé lancer un grand appel à témoins destiné aux anciens étudiants ayant effectué une partie de leur scolarité à l'étranger et qui aujourd'hui travaillent dans un contexte interntional. Les différents parcours recueillis seront joints au compte-rendu de la réunion.

L'initiative est intéressante. En effet à la question Partir à l'étranger, pour quoi faire, la réponse toute faite est trop souvent Pour apprendre des langues étrangères. Or, de nombreux anciens Erasmus peuvent en témoigner, on revient de son séjour avec plus que ça. C'est pour cette raison que je soutient cette tentative de mettre en évidence ce que peut apporter un séjour à l'étranger, en plus de la maîtrise des langues étrangères et espère qu'elle fera des émules ailleurs en Europe.

source : Communiqué de presse du DAAD

Notes

[1] En version originale : Einmal Ausland, Immer Ausland?

[2] Pour simplifier le DAAD est une assocation qui regroupe les établissements d'enseignement supérieur allemands et qui s'occupe des questions de mobilité concernant les étudiants et les chercheurs. Le PAD est une agence gouvernementale fondée en 1951 dont le rôle est de promouvoir la mobilité internationale et l'apprentissage de la langue allemande dans le monde.

mardi 25 juillet 2006

Universités d'été en France

Les université d'été, c'est en ce moment. Elles ne sont pas tellement connues des Français et pourtant les universités d'été ont gagné en popularité ces dernières années. Pendant l'été, alors que les étudiants plus traditionnels sont en vacances ou en stage, les locaux d'universités ou de grandes écoles françaises s'ouvrent à un autre public : étudiants étrangers, jeunes chercheurs, futurs professeurs qui pour quelques centaines d'euros[1] viennent entre une et deux semaines pour suivre des cours ou un sémainaire sur un sujet donné. Il s'agit souvent de cours de langue ou de civilisation mais le commerce et les domaines scientifiques sont de plus en plus demandés.

Pour les étudiants, c'est la possibilité de voyager intelligent et d'ajouter une ligne à leur CV. Pour les établissements d'enseignement supérieur qui organisent ces sessions d'été, si c'est évidemment un supplément de revenu, le plus important reste toutefois la dimension internationale. Attirer des étudiants étrangers c'est en effet d'une part, la possibilité de se faire connaître ou d'afficher l'image d'une institution internationale ; et d'autre part, c'est le meilleur moyen de créer de nouveaux accords avec des partenaires internationaux.

En outre en l'an 2000, le gouvernement français a décidé de créer le label ''Université européenne d'été'' qui Réunissant des étudiants avancés en formation initiale ou continue ainsi que des enseignants-chercheurs de plusieurs pays européens, proposent un cadre convivial de travail universitaire et combinent des activités de formation, des animations culturelles et des activités de découverte du patrimoine.

Notes

[1] Les prix s'échellonent souvent entre 100€ et 500€ mais peuvent parfois monter beaucoup plus haut comme à HEC où la session de 4 jours est facturée 3210€ HT.

lundi 24 juillet 2006

Pour une jeunesse européenne plus civique

La Commission Européenne vient d'adopter une communication (pdf) où elle insiste sur la nécessité pour la jeunesse de s'impliquer plus dans la vie démocratique aussi bien au niveau local et national qu'au niveau de l'Union. Pour la Commission, l'accent est à mettre sur l'information mais aussi il faut que les membres de l'Union encouragent la jeunesse et fassent la promotion de la participation active à la vie démocratique. La communication fait aussi un bilan de ce qui a été entrepris en Europe depuis 2001 comme par exemple l'inscription automatique des jeunes de 18 ans sur les listes électorales en France ou le service britannique Connexions Direct (CXD) qui donne conseils et informations en tous genres (études, santé, logement...) aux jeunes de 13 à 19 ans.

En 2007 l'Union Européenne lancera le plan Jeunesse en Action d'une durée de 5 ans dont le but est de développer chez les jeunes le sens de la responsabilité personnelle, l'esprit d'initiative, la solidarité, la citoyenneté et l'engagement actif au niveau local, national et européen. Le programme contribuera également à améliorer les systèmes en soutien aux activités des jeunes.

Source : Portail européen de la jeunesse

Deux étudiantes tchèques en France

Radio Prague publie sur son site web l'interview de Simona et Kristina, deux étudiantes originaires de Prague parties pour une année en France, respectivement à l'IEP de Rennes et à l'IEP d'Aix-en-Provence. Revenue à Prague à la fin de cette année elles racontent avec beaucoup d'enthousiamse leur séjour, l'accueil des Français, ce qui leur a plu et déplu. On leur a enfin demandé si après cette année en immersion totale elle étaient prêtes à vivre en France et quels conseil elles voulaient donné aux étudiants qui désirent profiter du programme d'échange. À noter aussi que Benoît Humeau, qui a réalisé l'interview est lui aussi un Erasmus français à Prague.

mardi 18 juillet 2006

To achieve the american dream...

Non, le rêve américain n'est pas mort. Le magazine Parade publie sur son site web quatre témoignages d'émigrants venus aux États-Unis pour fuir la répression, les génocides ou la pauvreté. Et aujourd'hui ils sont étudiants, médecins, professeurs d'université... Le rapport avec la mobilité étudiante est, je l'avoue, assez lointain mais je trouve que cet article résume bien la différence entre l'Europe et les États-Unis en matière d'immigration. Mis à part quelques exicités qui patrouillent armés le long du Rio Grande et la récente réforme H.R. 4437 sur l'immigration illégale, aux États-Unis l'immigration est considérée comme une chance pour les immigrés mais aussi pour le pays. À l'inverse en Europe, et plus particulièrement en France, l'immigration fait peur. L'idée que les immigrés privent d'emplois les locaux est encore répendue bien qu'elle aille à l'encontre à la fois de l'expérience et de toutes les études économiques sur le sujet. On peut aussi se demander pourquoi les jeunes africains, chinois ou indiens préfèrent les universités américaines aux universités européennes. Pourquoi l'Amérique fait-elle encore rêver alors que l'Europe de moins en moins ?

Evidemment au pays de la migration tout n'est pas blanc ou noir. Il existe heureusement des success stories en Europe. Et aux États-Unis c'est aussi Dix trains de loosers pour un Rockfeller comme chantait Jean-Jacques Goldman. N'oublions pas qu'en Europe tous les pays se sont construits par vagues d'immigration successives, tout comme les États-Unis. On estime d'ailleurs qu'au moins un français sur quatre a un immigré parmi ces ascendants proches (parents, grands-parents ou arrières grands-parents). L'Europe ne doit oublier ses origines multiples et doit arrêter de voir l'immigration comme un mal nécessaire mais plutôt comme une importante source de potentiels.

dimanche 16 juillet 2006

Paris X répond au New-York Times

J'avais parlé au mois de mai de cet article du New-York Times qui s'en prenait à l'université Paris X : critiquant le manque de place, l'archaïsme de certains d'équipements... Je découvre aujourd'hui que l'université a décidé de faire valoir son droit de réponse afin d'apporter précisions et rectifications. Le site de la maison des université publie un entretien avec Olivier Audéoud, président de l'université et Marc Petit, chef de cabinet du président ; ils réagissent à l'article du quotidien new-yorkais.

Les deux hommes trouvent l'article plutôt injuste avec l'université, usant de raccourcis trompeurs et omettant certaines informations. Par exemple si l'article rappelle qu'il n'y a pas de journal étudiant sur le campus, il oublie de préciser que les étudiants participent aux média étudiants et associations culturelles d'île-de-France. Autre imprécision : si l'université ne maintient pas d'annuaire global des anciens, des réseaux d'anciens étudiants existent dans les différentes filiaires, souvent animés et mis à jour par des associations étudiantes. En définitive la direction de l'université se demande si la comparaison entre universités française et américaine a du sens. Il existe trop de différences culturelles ou organisationnelles entre les deux modèles.

Le pire reste sans doute la mauvaise image que véhicule l'université française dans le monde. Il ne faut pas se leurrer, quand on parle université en Asie ou en Afrique, on pense au modèle américain avec son campus gigantesque et ses moyens financiers impressionnants. Si elle veut rivaliser avec les américains dans la concurrence mondiale que se livrent les établissements d'enseignement supérieur pour attirer les meilleurs étudiants et chercheurs il est évident que la France va devoir apprendre les arcanes de la communication et montrer que son modèle alternatif peut aussi être moteur d'excellence. C'est ce discours que tiennent souvent les autorités européennes, José-Manuel Barroso et Ján Figel'; en tête, quand elles s'expriment sur l'économie du savoir et l'avenir de l'enseignement supérieur dans l'Union Européenne. Je terminerai toutefois sur un fait rassurant : la dernière grande réforme de l'université en France, la réforme LMD, est une réforme à l'échelle de l'Europe. Et comme le souligne le directeur de cabinet du président de Paris X : [la réforme LMD] montre que les universités françaises sont aptes à se réformer et répondre aux demandes d'adaptation.

mardi 11 juillet 2006

Quand on vous dit que le multilinguisme c'est important...

Si vous cherchiez une raison d'apprendre des langues étrangères, en voilà une bonne. :-)

mercredi 5 juillet 2006

Accord de coopération entre l'Europe et les États-Unis

Signé pour une durée de 8 ans lors du sommet de Vienne à la fin du mois de juin, cet accord a pour but de stimuler la coopération entre l'Europe et les États-Unis dans les domaines de l'éducation et de la formation professionnelle. Objectif affiché : faire qu'à l'horizon 2013, 6000 citoyens européens et américains participent à des programmes d'échange. L'accord prévoit des mesures pratiques parmi lesquelles on trouve :

  • la formation d'accord bilatéraux entre institutions européennes et américaines avec pour but la création de programmes et de diplômes communs ainsi que l'organisation des programmes de mobilité ;
  • la mise en place de programmes visant à facilité la reconnaissance des diplômes et la validation des acquis professionnels ;
  • le soutien au programme Schuman-Fulbright qui offre des bourses à des diplômés afin de suivre des études ou une formation dans un domaine important pour la coopération entre l'Europe et les États-Unis.

Le commissaire européen en charge de l'éducation et de la formation, Ján Figel’, a déclaré au sujet de ce nouvel accord : [L'accord] témoigne de la volonté de l'Union européenne et des Etats-Unis de tirer parti des résultats positifs de l'ancien programme et d'intensifier notre coopération en notre qualité d'acteurs essentiels dans ce domaine sur le plan mondial. Le nouvel accord nous offre un cadre juridique stable et durable pour poursuivre nos objectifs communs: améliorer l'ouverture et la compétitivité de nos systèmes d'enseignement supérieur et promouvoir la compréhension mutuelle entre nos peuples.

L'ancien accord de coopération datait de 1995. Il a permis à 4000 étudiants de bénéficier d'un programme de mobilité entre les États-Unis et l'Europe.

mardi 4 juillet 2006

Vers une augmentation des bourses Erasmus

Bonne nouvelle pour les futurs étudiants Erasmus, la bourse mensuelle allouée par la Commission Européenne pourrait passer de 160€ à 200€ d'ici à 2013. Cette augmentation qui était dans les cartons de la Commission depuis le début des discussions sur le budget de l'Europe jusqu'en 2013 sera cependant moins importante que prévue[1], la Commission n'ayant reçu pour le poste éducation que la moitié des 6 milliards d'euros demandés.

Ce relèvement est certes de faible ampleur mais il faut garder à l'esprit que la bourse octroyée n'est pas destinée à financer le sejour à l'étranger mais à compenser les dépenses mises en oeuvre pour l'effectuer (voyage...). En outre les étudiants mobiles peuvent aussi prétendre à d'autres bourses comme celles proposées par leurs universités ou les collectivités territoriales de leur pays d'origine. Cependant on peut tout de même regretter que ces bourses soient rarement suffisantes, en particulier quand le pays de destination a un niveau vie plus élevé que le pays d'origine, ce qui limite parfois les possibiltés de mobilité internationale aux étudiants les plus aisés.

Notes

[1] 250€ dans le projet initial