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dimanche 29 avril 2007

Chiffres Erasmus 2006-2007

Alors que le programme Erasmus fête ses 20 ans d'existence, les chiffres de l'année 2005-2006 viennent d'être publiés. Sans réelle surprise, Erasmus continue sa progression ; ce sont 155453 étudiants qui ont participé à un échange dans le cadre du programme, soit une augmentation de 7,3% par rapport à l'année précédente. Ce chiffre reste assez proche des augmentations précédentes : 6,2% en 2004-2005 et 9,4% en 2003-2004. Le nombre d'enseignant participant est aussi en hausse de 12,4% avec plus de 23400 participants.

source :

vendredi 6 avril 2007

La conférence des présidents d'université prend position sur la mobilité

La CPU vient de prendre position sur thème de la construction de l'espace européen de l'enseignement supérieur. Parmi plusieurs sujets assez techniques on trouve deux points intéressants sur le thème de la mobilité des étudiants. Le premier est une harmonisation des calendriers universitaires en Europe. La CPU souhaite que les semestres universitaires commencent et se terminent à peu près au même moment.

Le deuxième point abordé concerne la dimension sociale de la mobilité dans l'espace européen. En effet il est assez clair que tous les étudiants européens ne sont pas égaux devant la mobilité. Les chances de participer à un échange universitaire varient grandement en fonction de l'origine sociale ou culturel des étudiants. Sur ce point la CPU est très claire : La dimension sociale prise dans sa globalité comprend donc non seulement les processus d'accès à l'enseignement supérieur, les politiques d'aide à la réussite des étudiants, les aides financières et matérielles, les politiques d'information et d'orientation, mais aussi les dispositifs visant à rendre la mobilité accessible à tous les étudiants.. Les objectifs affichés sont ambitieux : il faut aider la mobilité sortante en améliorant, entre autres, les solutions de logements proposées aux étudiants étrangers, fournir un véritable accompagnement linguistique et culturel au départ, aider à l'intégration des arrivants en mettant en places des tutorats par exemple. La CPU demande également que soit doublé le volume des échanges internationaux et qu'à terme tout étudiant de Master ait été en mesure de passer au moins un semestre à l'étranger.

Je ne peux que me réjouir devant un tel engagement cependant la route sera longue. Dans son Global Education Digest 2006 (pdf) l'UNESCO évalue à 2,5% le pourcentage d'étudiants français à l'étranger chaque année[1]. Et avec ce ratio la France est dans moyenne des grands pays européens. Si tous les étudiants doivent pouvoir bénéficier de la possibilité d'un échange il est évident que les déclarations d'intentions ne suffiront pas. La CPU en est consciente et on peut lire dans le document : La CPU rappelle l'engagement prise par les ministres à Bergen de « faciliter la portabilité des bourses et des prêts là où il convient de le faire par le biais d'actions conjointes, afin de faire de la mobilité au sein de l'EEES une réalité. » La CPU salue cette intention qui ne pourra être réalisée qu'accompagnée d'une politique financière ambitieuse.

Les ministres européens de l'éducation se réuniront à Londres en mai prochain. Espérons que les demandes de la CPU seront entendues et qu'elles conduiront à des décisions concrètes et des réalisations rapides.

source : Plénière de la CPU mars 2007 : Contribution à l’EUA – Convention 2007 (pdf)

Notes

[1] Environ 55000 étudiants

mercredi 4 avril 2007

La compétitivité des entreprises passe par le multilinguisme

Le tout anglais en entreprise aurait-il vécu ? L'étude intitulée effets sur l'économie européenne de la diminution des compétences linguistiques en entreprise qui a été commandée par la direction générale éducation et culture de la commission européenne semble soutenir en tout cas soutenir cette thèse. Parmi les grandes conclusions du rapport rendu on peut lire que le manque de compétences linguistiques est source de perte de marchés pour 11% des entreprises européennes. Les difficultés sont aussi dues à des problème interculturels qui peuvent encore renforcer les incompréhensions entre les interlocuteurs. Autre point intéressant : si l'anglais reste prédominant dans le commerce international les autres langues ne sont pas à négliger : allemand et russe en Europe de l'est, espagnol en Amérique latine, français dans certaines régions de l'Afrique...

Finalement le rapport donne des recommandations aux entreprises : recenser et utiliser les ressources linguistiques (et culturelles) dont elles disposent, en particulier celles des travailleurs migrants. Ne pas hésiter à former les employés ou encore recruter des locuteurs natifs. Voilà qui apportera de l'eau au moulin de la politique européenne en matière de langue, très favorable multilinguisme.

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