Etudiants-Erasmus.com

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vendredi 23 mars 2007

L'Europe a 50 ans

logo anniversaire traité de Rome 19572007 sera l'année de toutes les célébrations ! Le 21 mars dernier nous fêtions déjà les 20 ans du programme d'échange Erasmus. À cette occasion, le site Toute l'Europe a mis en ligne une page spéciale regroupant pléthore d'informations pratiques, de témoignages, des chiffres. Je me contenterai de rappeler que le programme Erasmus a donné la possibilité à plus d'un million et demi d'étudiants européens d'aller à la rencontre de leurs voisins, de l'Islande à la Turquie, de la norvège à Chypre. N'hésitez pas à visiter la page de Toute l'Europe. Mais n'enfermons pas la réussite de l'Europe de l'éducation dans le seul programmes Erasmus. Erasmus Mundus, Coménius, Europass... sont aussi de formidables opportunités pour l'Europe et sa jeunesse. Le site éducation et formation de la Commission Européenne vous en dira plus que moi.

La deuxième célébration de l'année aura lieu le 25 mars prochain. On commémorera les 50 ans du traité de Rome qui vit naître la CEE. Bâtie sur les ruines d'une Europe qui venait à peine de sortir le conflit le plus sanglant de son histoire, je tire mon chapeau à tous ceux qui ont tout fait pour que ce vieux rêve d'une Europe unie se réalise. Alors qu'aujourd'hui un vent d'euro-scepticisme balaie une Europe qui semble de plus en plus tentée par les extrêmes, il est plus que jamais important de fêter la construction européenne. En 2002, j'étais un étudiant erasmus à Dublin et il y avait aussi des élections en Irlande. Le premier ministre Bertie Ahern faisait campagne pour sa réélection. son parti avait alors utilisé un slogan qui irait bien à l'Europe d'aujourd'hui : A lot done, more to do.

Dernier point, je ne suis pas le seul à me réjouir de ce cinquantième anniversaire. Dans un billet sur son blog où il explique son enthousiasme pour l'Europe, je découvre que maître Eolas a lui aussi participé au programme Erasmus ! Je profite donc que ce billet pour l'inviter, s'il le désire, à venir raconter son expérience, ici sur Étudiants-Erasmus.com.

samedi 9 décembre 2006

Mobilité internationale : Europe en hausse, États-Unis en baisse

Aux États-Unis, le rapport de l'American Council on Education a fait l'effet d'une petite bombe : pour la première fois depuis 30 ans, le nombre d'étudiants étrangers sur le sol américain a diminué. Ce rapport tombre d'autant plus mal que cette année les États-Unis célèbrent les 60 ans du programme Fulbright, prestigieux programme de bourses américain. À la question de l'origine de cette diminution les auteurs du rapport voient plusieurs raisons. D'abord les événements du 11 septembre ont rendu plus compliqué l'obtention de visa d'étudiants. Ensuite les récents développements mondiaux ont accru le sentiment de défiance envers les États-Unis. Enfin il faut aussi prendre en compte le coût des études, très élevé aux États-Unis.

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mardi 5 septembre 2006

Étudiants français en Belgique : 30% maximum (Épisode 3)

Pour un résumé de la situation voir ici et .

Finalement la communauté francophone de Belgique a mis en application la poltique de quotas concernant les étudiants non-résidants. Dans 9 disciplines où le nombre de Français dépassait 50% comme la médecine vétérinaire, sage-femmes ou kinésithérapie, le nombre d'étudiants ne résidant pas en Belgique est désormais limité à 30% de l'effectif. Immédiatement 45 étudiants et professeurs, craignant une baisse des effectifs, des moyens et par conséquent de la qualié de l'enseignement avaient saisi la Cour d'arbitrage belge afin d'obtenir un recours en suspension contre le décret de la Communauté française. Peine perdue, mardi 29 août la Cour rejetait le recours. Trois étudiants français ont alors décidé de porter plainte auprès de la Commission européenne pour violation de l'article 12 du Traité instituant la Communauté européenne :

Dans le domaine d'application du présent traité, et sans préjudice des dispositions particulières qu'il prévoit, est interdite toute discrimination exercée en raison de la nationalité.

Les précédentes décisions européenne semblent donner raison aux plaignants : en juillet 2004, la Belgique était condamnée par la Cour de justice des communautés européennes (CJCE) et devait supprimer un règlement obligeant les ressortissants étrangers à prouver qu'il pouvaient accéder à l'enseignement supérieur dans leur pays d'origine pour pouvoir suivre leur formation en Communauté française. En 2005, la CJCE condamnait l'Autrcihe pour des faits similaires. Reste à déterminer si le decret belge se [fonde] sur des considérations objectives indépendantes de la nationalité des personnes concernées et proportionnées à l'objectif légitimement poursuivi par le droit national ce qui rendrait alors la plainte infondée, comme le rappelle la CJCE dans son arrêt de juillet 2005.

Il y aura donc un épisode 4, affaire à suivre...

lundi 28 août 2006

Aujourd'hui Erasmus, demain Confucius ?

L'idée est du sénateur et ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Je savais Jean-Pierre Raffarin passionné de la Chine, il est membre du groupe d'amitié sénatorial France-Chine, et wikipédia m'a fait découvrir un ouvrage collectif La Vie en jaune, 7 jeunes giscardiens en Chine Populaire dont il est l'un des auteurs.

Dans une tribune publiée dans le Figaro où il reprend les thèmes déjà exposés dans le fascicule Une stratégie européenne pour la Chine (pdf), l'ancien premier ministre donne son point de vue : pour équilibrer l'axe Washington-Pekin qui se dessine à l'horizon 2020 il faut créer une vraie politique sino-européenne et un axe Bruxelles-Pekin.

L'Europe d'aujourd'hui est à la recherche de grands projets. Elle trouverait sans doute avec un programme «Confucius» le succès qu'elle a connu avec Erasmus.

Alors paradoxalement, il n'est pas question d'échange d'étudiants ou de projets de recherche dans l'article mais l'idée d'un programme judicieusement nommé Confucius[1] sur le modèle du programme Erasmus est une idée à creuser. L'intérêt pour la Chine va grandissant en Europe et particulièrement en France.

D'après le China Scholarship Council entre 2003 et 2005 le nombre d'étudiants étrangers en Chine a presque été multiplié par 2 (77000 en 2003, 140000 en 2005) ; pendant la même période le nombre d'étudiants venu des Etats-Unis a presque été multiplié par 3 en passant de 3600 à plus de 10000. Pour l'Europe les données sont plus difficile à compiler puisque qu'il faut les rechercher pays par pays mais on peut supposer que le nombre d'étudiants européen en Chine était inférieur à 8000, puisque les deux plus gros fournisseurs, l'Allemagne et la France, n'en ont envoyé que 5200 en 2005. Les flux inverses sont d'un autre ordre même, ramené à la population étudiante. Selon le rapport 2006 sur l'éducation de l'OCDE, les Etats-Unis ont accueilli en 2005 environ 90000 étudiants chinois ; pour l'Europe les chiffres sont du même ordre de grandeur mais ils sont concentrés au Royaume-Uni et en Allemagne alors que certains pays comme la France ou l'Italie sont boudés.

Il est par conséquent primordial dans l'objectif d'une vraie relation entre l'Europe et la Chine d'améliorer ces échanges : côté européen en augmentant le nombre d'étudiants à partir et côté chinois en essayant de promouvoir l'enseignement supérieur européen dans son ensemble. Je terminerai voilà donc ma proposition de ce qu'un programme européen Confucius pourrait dans un premier temps mettre en pratique :

  • créer un label de qualité Marco Polo des différentes intiatives nationales concernant la mobilité sino-européenne. Cela permettra d'améliorer la lisibilité et l'attractivité des programmes labélisés et de faciliter la création de bourses pour les candidats.
  • créer un guichet unique de la mobilité des étudiants chinois en Europe afin de donner à ces étudiants un seul interlocuteur quelque-soit leur destination dans l'Union Européenne.

Notes

[1] Je dis judicieusement nommé car l'enseignement de Confucius est généralement considéré comme un des piliers de l'unité de l'empire chinois. Plus anecdotiquement le nom de Confucius est la latinisation du nom chiniois Kong Fu Zi par les missionaires jésuites partis pour la Chine au XVIe siècle, l'ordre religieux des jésuites étant lui-même un ordre ayant fait de l'éducation une de ses prérogatives.

mardi 25 juillet 2006

Universités d'été en France

Les université d'été, c'est en ce moment. Elles ne sont pas tellement connues des Français et pourtant les universités d'été ont gagné en popularité ces dernières années. Pendant l'été, alors que les étudiants plus traditionnels sont en vacances ou en stage, les locaux d'universités ou de grandes écoles françaises s'ouvrent à un autre public : étudiants étrangers, jeunes chercheurs, futurs professeurs qui pour quelques centaines d'euros[1] viennent entre une et deux semaines pour suivre des cours ou un sémainaire sur un sujet donné. Il s'agit souvent de cours de langue ou de civilisation mais le commerce et les domaines scientifiques sont de plus en plus demandés.

Pour les étudiants, c'est la possibilité de voyager intelligent et d'ajouter une ligne à leur CV. Pour les établissements d'enseignement supérieur qui organisent ces sessions d'été, si c'est évidemment un supplément de revenu, le plus important reste toutefois la dimension internationale. Attirer des étudiants étrangers c'est en effet d'une part, la possibilité de se faire connaître ou d'afficher l'image d'une institution internationale ; et d'autre part, c'est le meilleur moyen de créer de nouveaux accords avec des partenaires internationaux.

En outre en l'an 2000, le gouvernement français a décidé de créer le label ''Université européenne d'été'' qui Réunissant des étudiants avancés en formation initiale ou continue ainsi que des enseignants-chercheurs de plusieurs pays européens, proposent un cadre convivial de travail universitaire et combinent des activités de formation, des animations culturelles et des activités de découverte du patrimoine.

Notes

[1] Les prix s'échellonent souvent entre 100€ et 500€ mais peuvent parfois monter beaucoup plus haut comme à HEC où la session de 4 jours est facturée 3210€ HT.

samedi 10 juin 2006

Il faut moderniser les universités européennes

Pourquoi l'Europe ne dépense-t-elle que 1,9% de son PNB pour la recherche alors qu'aux États-Unis c'est 2,6% et au Japon 3,1% ? Pourquoi, alors qu'il y a presque deux fois plus de doctorants dans les universités européennes qu'aux États-Unis, il y a plus de chercheurs de l'autre côté de l'Atlantique qu'ici[1] ? L'université européenne donc a besoin de se moderniser pour rivaliser avec ses homologues américaines et japonaises : c'est du moins l'avis de la commission européenne qui a adopté au mois de mai une communication sur le sujet. Ján Figel', commissaire européen chargé de l'éducation a alors déclaré :

Bien que formant des millions de personnes chaque année, l'enseignement supérieur européen reste entravé par nombre d'obstacles, dont certains sont vieux de plusieurs décennies. La communication adoptée aujourd’hui contribue au débat sur la nécessaire modernisation des universités de l’Union européenne.

La communication de la commission est sévère avec l'état des universités européennes :

Pour résumer, les universités européennes ne sont pas actuellement, à divers points de vue, en mesure de réaliser leur plein potentiel. Le résultat est qu’elles sont mal placées dans la concurrence internationale croissante pour les meilleurs étudiants et enseignantschercheurs, qu’elles ont du mal à suivre l’évolution rapide des agendas de recherche et qu’elles peinent à offrir la masse critique, le niveau d’excellence et la flexibilité nécessaires pour réussir. Ces lacunes sont aggravées par la combinaison d’un excès de contrôle public et d’une insuffisance des financements.

Selon le commissaire Figel', l'enseignement supérieur et la recherche ont des besoins de financement équivalent à 2% du PIB. Certains pays sont près de cette cible, mais la moyenne est loin derrière a-t-il déclaré à la presse.

La commission a donc fixé 9 objectifs à atteindre pour permettre à l'Europe de rendre son l'enseignement supérieur et sa recherche compétitif vis-à-vis de ses concurrents. Parmi ces objectifs on trouve entre autres :

  • doubler le nombre d'étudiants ayant effectué au moins un semestre à l'étranger ;
  • inciter à la création de partenariats entre les établissements de l'enseignement supérieur et de la recherche et le monde de l'entreprise ;
  • améliorer la responsabilité et l'autonomie des universités dans de nombreux domaines (financier, recrutement...) ;
  • accroître l'attractivité et améliorer l'image des universités et de la recherche européennes dans le monde.

La première décision forte de la commission a été prise ces derniers jours avec la publication d'une nouvelle communication précisant le projet de l'Institut de Technologie Européen (ITE) malgré l'opposition de certains états membres. Le but avoué du projet n'est ni plus ni moins que la création d'un concurrent direct au MIT en Europe. Le président de la commission José Manuel Barroso a déclaré au sujet de l'ITE :

l'ITE s’inscrit dans la stratégie de la Commission visant à créer un environnement stimulant et dynamique pour la recherche, la formation et l’innovation. Un lien étroit doit exister entre ces trois aspects du triangle de la connaissance. Plus qu'un simple opérateur dans les domaines de l'éducation, de la recherche et de l'innovation, l'ITE sera également un modèle d’excellence au niveau européen.

Au terme de la consultation qu'elle a menée ces derniers mois, La commission souhaite qu'un comité directeur indépendant, composé de personnes issues des mondes de la recherche, de l'éducation et de l'industrie prenne la tête de l'ITE. Ce comité sera responsable de la sélection de défis scientifiques stratégiques,selon les termes employés par le commisaire Figel'. La commission désire proposer des contrats permettant aux chercheurs de travailler aussi bien sur des projets de l'ITE que pour leurs universités.

Si tout se passe bien, l'ITE devrait commencer ses activités en 2008 ou 2009. Pour le moment son emplacement n'est pas encore fixé même si on parle de Strasbourg depuis quelques temps déjà. La France pourrait accepter le regroupement du Parlement Européen à Bruxelles en échange de l'Institut.

sources :

Notes

[1] presque deux fois plus en proportion

vendredi 2 juin 2006

On reparle de l'expatriation des français diplômés

Emmanuel de Ceteris Paribus remet le couvert sur l'expatriation des jeunes français (je m'en été déjà fait l'écho) en présentant un graphique fort instructif indiquant le taux d'émigration et d'immigration dans les pays de l'OCDE pour les diplômés de l'enseignement supérieur (cliquez sur l'image pour l'avoir en taille normale) :

satistiques émigration/immigration des diplômés

Emmanuel fait remarquer à juste titre que contrairement à l'idée reçue, l'hémorragie n'est pas aussi catastrophique que ça. Au contraire même, puisque la France est bien en dessous de la moyenne de ses partenaires économiques. Il n'y a guère que quelques pays parmi lesquels le Japon et la Corée, les USA ou l'Espagne, a avoir des diplômés plus casaniers que nous.

À la vue ce ces chiffres on peut se poser la question du rapport entre les jeunes diplômes sur le départ et les étudiants ayant pris part à un échange international. Le parallèle est rapide, je l'avoue, cependant je constate que parmi mes amis français émigrés, une part non négligeable a déjà suivi une partie de ses études à l'étranger. Regardons les chiffres : la France compte environ 2 millions d'étudiants dont chanque année environ 2,5% d'étudiants mobiles[1](statistiques de 2000). Pour se faire une idée de ce que cela représente on peut comparer ce taux de mobilité avec celui d'autres pays européens comme le Royaume-Uni (1,3%), les Pays-Bas (2,5%), l'Allemagne (2,6%), l'Autriche (4,4%), l'Espagne (5,3%) ou le Portugal (2,8%).

La France n'est clairement pas la championne de la mobilité étudiante. Cependant cette dernière reste comparable à ce qui peut être observé dans les autres pays européens. Alors pourquoi le diplôme en poche les Français décident soudainement de rester chez eux ? S'il est ardu de répondre dans l'absolu je m'interroge tout de même sur quelques points :

  • la formation des diplômés est-elle efficace ? Nous avons tous en tête la caricature du Français parlant mal anglais (quand il le parle). Les dernières enquêtes sur le sujet ont tendance a tordre un peu le coup à ces idées reçues, en particulier chez les diplômés du supérieur ; même si la France mérite sa mention peut mieux faire en matière de langues vivantes. Plus généralement on peut se poser la question plus générale de l'adéquation des enseignements avec une société mondialisée.
  • Y a-t-il un problème du retour ? Que faire quand après avoir passé 3 ans dans un prestigieux institut de recherche américain une entreprise vous considère comme un débutant ? Baisser les bras ? Repartir ? À écouter les témoignages une part importante des entrprises, souvent les PME/PMI, soit considère l'expérience à l'étranger comme quantité négligeable soit affuble les expatriés rentrés en France d'une étiquette d'aventurier dont on ne peut faire un collaborateur fiable. Bref, difficile de partir quand on sait qu'il sera encore plus compliqué de revenir.

Une chose est sûre toutefois : ce n'est pas en exportant aussi peu de diplômés que la France améliorera son image à l'étranger et s'ouvrira au monde.

Notes

[1] C'est-à-dire étudiant dans un pays étranger, dont une petite moitié dans le programme Erasmus.

mardi 25 avril 2006

Chinois LV3 ?

L'Express publie un article sur l'essor de l'apprentissage des langues chinoises en France et en particulier du mandarin. Les statistiques du ministère de l'éducation c'est vrai sont impressionnantes : tous les ans le nombre d'élève du secondaire apprenant le chinois augmente entre 20% et 30%. Le chinois qui est désormais la sixième langue étrangère enseignée en France, si bien que le ministre vient de nommer pour la première fois un inspecteur général de chinois.

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mardi 21 février 2006

Étudiants étrangers : y a-t-il un problème français ?

Dans les années 80, la France était la première destination d'Europe pour les étudiants désireux de faire leurs études supérieures hors de leur pays, la deuxième destination au monde, derrière les États-Unis. 25 ans plus tard, la France a, semble-t-il, décroché, elle n'accueille plus que 9% de ces étudiants, dépassée par la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Australie. Dans son rapport Comparaison internationale des politiques d'accueil des étudiants étrangers: quelles finalités ? quels moyens ? le CES s'interroge sur les conditions d'accueil des étudiants étrangers en France et les rapproches des politiques d'accueil de ces même étudiants dans les autres pays. Pour le CES la mobilité internationale des étudiants est devenue un vecteur important de la transmission des savoirs.

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mercredi 8 février 2006

Sprechen Sie Deutsch ?

Vous avez su lire le titre du billet ? Félicitation vous faites partie des 58% d'Européens parlant allemand. Seulement voilà si vous êtes français tout se complique, vous n'êtes plus que 7% à savoir vous exprimer dans la langue de Goethe. Pour donner quelques chiffres sur cette langue vivante réputée difficile, en France l'allemand est la troisième langue enseignée derrière l'anglais et l'espagnol : à la rentrée 2005 les cours d'allemand étaient suivis par environ 15% des élèves (environ 850.000 élèves). Enfin l'Allemagne est la troisième destination des étudiants français du programme Erasmus mais avec deux fois moins de candidats que vers l'Espagne (n°1) ou le Royaume-Uni (n°2).

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