Etudiants-Erasmus.com

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jeudi 24 janvier 2008

Rapport Attali

Quelques extraits du fameux rapport Attali ''300 décisions pour changer la France' concernant la mobilité et l'enseignement :

Décision 28 : Ouvrir davantage l’enseignement supérieur sur le monde

  • Proposer à nos partenaires européens, lors de la présidence française de 2008, de développer les moyens d’Erasmus et de Socrate, d’étendre les bourses aux échanges extra-européens, en particulier méditerranéens, et d’en faire également bénéficier les universités de métiers.
  • Inciter les universités françaises à ouvrir des antennes à l’étranger (exemple de la Sorbonne à Abou Dhabi).
  • Favoriser la mobilité internationale des professeurs, des chercheurs et des étudiants.
  • Offrir à nos meilleurs chercheurs partis à l’étranger l’opportunité et les moyens de revenir créer et diriger des équipes dans des conditions équivalentes à celles offertes par les meilleures universités étrangères.

Décision 218 : Proposer à nos partenaires européens de multiplier par 10 le nombre de bénéficiaires du programme Erasmus et en étendre le champ d’application à toutes les formations relevant de l’université des métiers

Le système LMD (licence-master-doctorat), qui standardise les équivalences entre les diplômes des divers pays, a ouvert les possibilités d’effectuer un séjour d’étude à l’étranger. Le développement des programmes Erasmus a également largement participé à cet essor. La France devrait proposer à ses partenaires d’en multiplier le nombre par 10 et de créer le même système pour les apprentis.

Décision 219 : Étendre les bourses de l’enseignement supérieur ainsi que l’offre de formations qualifiantes aux pays de la future Union méditerranéenne

Décision 220 : Créer, au sein des universités de ces pays, des départements universitaires communs à un pays du Nord et un pays du Sud en liaison avec les problèmes de marché du travail au Nord et au Sud

mardi 9 octobre 2007

Deux salons en octobre

Deux salons importants concernant la mobilité se déroulent ce mois-ci à Paris :

  • Avenir International. C'est le salon de la mobilité internationale qui sera ouvert le mercredi 10 de 9h à 22h et jeudi 11 octobre de 9h à 21h au CNIT de la Défense. Cette année 100 exposants seront présents ; la visite indispensable si vous cherchez des informations sur l'expatriation, les métiers de l'international, les VIE...
  • Formations & Carrières Internationales. Ce salon aura lieu le samedi 20 octobre de 10h à 18h à la Maison Internationale, Cité Universitaire Internationale de Paris (17 boulevard Jourdan, 75014 Paris). L'entrée est gratuite (mais pré-inscription nécessaire sur le site internet). C'est un passage fortement recommandé pour tous ceux qui cherchent des informations sur les séjours linguistiques, les possibilité de continuer vos études à l'étranger, sur les emplois ou les stages.

samedi 6 octobre 2007

Les étudiants allemands à l'étranger

Le Bureau fédéral des statistiques, équivalent allemand de l'INSEE en France, vient de publier ses chiffres concernant la mobilité des étudiants allemands en 2005. Cette année-là 75800 étudiants allemands se sont inscrits dans un établissement d'enseignement supérieur en déhors de l'Allemagne, soit une progression de 14% par rapport à l'année précédente.

Répartition

Six pays se partagent 75% des étudiants allemands : Pays-Bas, Royaume-Uni, États-Unis, Autriche, Suisse et France. La répartition des étudiants entre ces six principaux pays est donnée dans le graphique ci-dessous :

On remarquera tout de même que la France est sixième dans la liste et passe sous la barre des 10% d'étudiants. Il est intéressant de comparer ce chiffre avec les préférences des étudiants français : avec 13,5% des étudiants[1], l'Allemagne est la deuxième destination, à égalité avec les États-Unis et derrière la Grande-Bretagne qui reste le premier choix des étudiants français.

Disciplines étudiées

Autre fait intéressant[2] les disciplines étudiées par les étudiants varient aussi en fonction des pays visités : aux Pays-Bas 44% des étudiants se trouvent en droit, économie et sciences sociales ; en France on étudie plutôt les langues, les sciences humaines et le sport. Enfin dernier détail amusant du communiqué de presse, en Hongrie étonnamment, 70% des étudiants allemands sont inscrits en médecine.

sources :

Notes

[1] chiffres de 2004, Global Education Digest 2006 (UNESCO, 2006)

[2] on aimerait avoir le même pour l'ensemble du programme Erasmus mais je ne l'ai jamais vu

mardi 2 octobre 2007

Le Parlement approuve l'IET

Mercredi 26 septembre, le parlement européen de Strasbourg a approuvé le projet de l'Institut Européen de Technologie en l'amendant légèrement toutefois. Le Parlement désire par exemple que l'IET fasse d'abord l'objet d'un projet pilote. Son budget initial a été fixé a 300 millions d'euros par la commission plus de possibles subventions de partenaires privés. Reste à espérer que ce nouvel organisme permettra effectivement de doper la recherche européenne en intensifiant par exemple les interactions avec les PME du secteur privé.

Le rapport du Parlement sur le projet de l'IET : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&reference=A6-2007-0293&language=FR&mode=XML

dimanche 29 avril 2007

Chiffres Erasmus 2006-2007

Alors que le programme Erasmus fête ses 20 ans d'existence, les chiffres de l'année 2005-2006 viennent d'être publiés. Sans réelle surprise, Erasmus continue sa progression ; ce sont 155453 étudiants qui ont participé à un échange dans le cadre du programme, soit une augmentation de 7,3% par rapport à l'année précédente. Ce chiffre reste assez proche des augmentations précédentes : 6,2% en 2004-2005 et 9,4% en 2003-2004. Le nombre d'enseignant participant est aussi en hausse de 12,4% avec plus de 23400 participants.

source :

vendredi 6 avril 2007

La conférence des présidents d'université prend position sur la mobilité

La CPU vient de prendre position sur thème de la construction de l'espace européen de l'enseignement supérieur. Parmi plusieurs sujets assez techniques on trouve deux points intéressants sur le thème de la mobilité des étudiants. Le premier est une harmonisation des calendriers universitaires en Europe. La CPU souhaite que les semestres universitaires commencent et se terminent à peu près au même moment.

Le deuxième point abordé concerne la dimension sociale de la mobilité dans l'espace européen. En effet il est assez clair que tous les étudiants européens ne sont pas égaux devant la mobilité. Les chances de participer à un échange universitaire varient grandement en fonction de l'origine sociale ou culturel des étudiants. Sur ce point la CPU est très claire : La dimension sociale prise dans sa globalité comprend donc non seulement les processus d'accès à l'enseignement supérieur, les politiques d'aide à la réussite des étudiants, les aides financières et matérielles, les politiques d'information et d'orientation, mais aussi les dispositifs visant à rendre la mobilité accessible à tous les étudiants.. Les objectifs affichés sont ambitieux : il faut aider la mobilité sortante en améliorant, entre autres, les solutions de logements proposées aux étudiants étrangers, fournir un véritable accompagnement linguistique et culturel au départ, aider à l'intégration des arrivants en mettant en places des tutorats par exemple. La CPU demande également que soit doublé le volume des échanges internationaux et qu'à terme tout étudiant de Master ait été en mesure de passer au moins un semestre à l'étranger.

Je ne peux que me réjouir devant un tel engagement cependant la route sera longue. Dans son Global Education Digest 2006 (pdf) l'UNESCO évalue à 2,5% le pourcentage d'étudiants français à l'étranger chaque année[1]. Et avec ce ratio la France est dans moyenne des grands pays européens. Si tous les étudiants doivent pouvoir bénéficier de la possibilité d'un échange il est évident que les déclarations d'intentions ne suffiront pas. La CPU en est consciente et on peut lire dans le document : La CPU rappelle l'engagement prise par les ministres à Bergen de « faciliter la portabilité des bourses et des prêts là où il convient de le faire par le biais d'actions conjointes, afin de faire de la mobilité au sein de l'EEES une réalité. » La CPU salue cette intention qui ne pourra être réalisée qu'accompagnée d'une politique financière ambitieuse.

Les ministres européens de l'éducation se réuniront à Londres en mai prochain. Espérons que les demandes de la CPU seront entendues et qu'elles conduiront à des décisions concrètes et des réalisations rapides.

source : Plénière de la CPU mars 2007 : Contribution à l’EUA – Convention 2007 (pdf)

Notes

[1] Environ 55000 étudiants

dimanche 18 mars 2007

Ce qui me manque/Was mir fehlt

Tous les jours à 20h40 Arte diffuse un micro-programme d'une minute qui s'appelle 'Ce qui me manque', 'Was mir fehlt' en allemand. Je trouve l'idée tout simplement géniale, elle est très clairement expliquée sur le site d'Arte :

Ils sont polonais, espagnols, italiens, anglais, mais ils ont choisi de vivre dans un pays européen autre que celui dans lequel ils sont nés. Et, chaque jour, l’un d’entre eux nous présente les quelques petites choses qui lui manquent.

Chaque épisode de ce nouveau programme peut être revisionné sur le site d'Arte dès le lendemain de sa diffusion en streaming et bientôt en podcast.

Le site : http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/Ce-qui-me-manque/1489758.html

mardi 13 février 2007

Fuite des cerveaux chinois

Le quotidien anglophone Daily China rapporte sur son site web la publication d'un document de l'Acamédie chinoise des sciences sociales s'inquiétant de la fuite des cerveaux en Chine. Depuis les années 80, environ 1 million d'étudiants chinois sont partis étudier à l'étranger, dont près de la moitié ces quatres dernières années[1]. Aujourd'hui plus de 60% de ces étudiants vivent et travaillent à l'étranger, en particulier en Australie, en Europe et aux États-Unis. Cependant le rapport rappelle que le nombre de Chinois expatriés revenant au pays augmente régulièrement depuis 2003.

Certains experts ont demandé au gouvernement de Pekin de prende des mesures afin d'inciter au retour les diplômés de l'étranger : incitations économiques, aide à la création d'entreprises... La Chine pourrait par exemple prendre l'exemple sur la république d'Irlande. Depuis les années 2000 plusieurs grandes campagnes visant à faire revenir au pays la dispora irlandaise[2] ont été lancée. L'objectif était de répondre au besoin de main d'œuvre causée par la croissance économique du pays.

Notes

[1] D'après le ministère de l'éducation chinois, depuis 2002, plus de 100 000 étudiants partent chaque année poursuivre leurs études à l'étranger.

[2] Officiellement 1 Irlandais sur 3 vivrait à l'étranger !

vendredi 2 février 2007

Bientôt un accord France-Chine sur l'équivalence des diplômes universitaires ?

En visite en Chine, Gilles de Robien le ministre français de l'éducation, a annoncé sa volonté de signer un protocole d'accord avant le mois d'octobre prochain entre la France et la Chine. Celui-ci permettra de reconnaître mutellement les diplômes universitaires entre les deux pays, et par effet de bord, de faciliter la mobilité des étudiants. En Europe, l'Allemagne et la Grande-Bretagne ont déjà signé des accords allant dans ce sens.

Il y a actuellement en France 16000 étudiants chinois et 2500 étudiants français en Chine. Dans le monde le nombre d'étudiants chinois poursuivant des études à l'étranger est estimé à 343000 soit environ 15% de l'effectif mondial des étudiants poursuivant des études à l'étranger.

lundi 22 janvier 2007

Les quotas belges au salon de l'étudiant de Lille (Épisode 4)

A l'occasion d'un retour dans ma région natale, le Nord-Pas-de-Calais, j'ai pu me rendre samedi matin au salon de l'étudiant à Lille. Comme il s'agit d'un salon à portée locale on y trouve surtout les écoles et les universités de la région, des classes préparatoires des lycées de l'académie de Lille mais aussi de nombreux établissement belges, Lille n'étant à quelques kilomètres de la frontière. Mais cette année l'édition de vendredi du quotidien régional La voix du Nord annonçait 15% d'exposants venus de Belgique en moins. La faute aux quotas qui limitent le nombre d'étudiants ne résidant pas en Belgique dans certaines formations où les étudiants français formaient jusqu'à l'année dernière le gros des effectifs : médecine vétérinaire, kinésithérapie, sage-femme, logopède, éducateur spécialisé...

Désormais la sélection des étudiants français se fait désormais par tirage au sort quelques semaines avant la rentrée, expliquent les représentants des formations belges. Les étudiants retenus sont prévenus par courrier. Certains lycéens qui apprennent cette nouvelle règle des quotas, tombent des nues ; d'autres ne comprennent pas le principe du tirage au sort qui est qualifé de système injuste et arbitraire. Par expérience je sais que dans la région il n'est pas rare de connaitre quelqu'un qui a étudié en Belgique dans les formations concernées où l'accès était réputé moins difficile qu'en France. À quoi sert l'Europe ? se demande une lycéenne. C'est de la discrimination ! lance narquois un de ses camarades... Qui sait, peut-être faudrait-il saisir la HALDE ?

Les épisodes précédents :